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La présence autochtone dans Côte-des-Neiges

Côte-des-Neiges prend naissance le 8 avril 1698, mais qu'en est-il de l’endroit avant cette date ?


Il y a quelques milliers d'années, lors du retrait de la mer de Champlain, le secteur où se trouve le chemin Queen-Mary et le chemin de la Côte-des-Neiges était l'un des premiers secteurs de l'île de Montréal à émerger. Il est donc fort probable que des populations humaines aient fréquenté ce secteur avant tous les autres sur l'île de Montréal. Quand les Européens sont arrivés sur le territoire, ils ont trouvé le secteur dans la montagne grâce au sentier qui se trouvait déjà en place. On peut donc présumer qu'au moins des humains ont déambulé dans Côte-des-Neiges avant qu'il ne porte ce nom.

Ce lieu était déjà bien connu des Haudenosaunee (Iroquois), car ils utilisaient le passage entre les deux montagnes du Mont-Royal pour traverser du sud au nord de l'île de Montréal afin de rejoindre la Rivière-des-Prairies. Le ruisseau Raimbault longeait ce sentier sur une bonne partie du chemin.


À cette époque, deux sentiers partaient de la terrasse Sherbrooke, l'un rejoignait le ruisseau et l'autre menait à la Côte-Sainte-Catherine. Aujourd'hui encore, on peut observer des traces de ces sentiers à l'endroit où se trouve maintenant le chemin de la Côte-des-Neiges.


Au fil du temps, avec l'élargissement du chemin de la côte-des-neiges, plusieurs découvertes ont été faites, notamment la mise au jour de certains artefacts. La plupart de ces objets sont des pièces brisées, telles que des poteries, des pointes de flèches et divers outils nécessaires à la survie. Des objets funéraires autochtones ont également été découverts dans la montagne, et plus récemment, lors de l'excavation du chantier de rénovation actuellement en cours sous l'Oratoire, une nouvelle sépulture a été mise au jour. On sait également que ces nations pratiquaient l'agriculture dans des clairières et dans les zones où l'eau était abondante, ce qui correspond à l'image de Côte-des-Neiges il y a quelques milliers d'années.


On sait également où ils auraient probablement choisi de s'établir, notamment le long du chemin de la Côte-des-Neiges et sur le plateau situé entre les rues Côte-Sainte-Catherine et Queen Mary. Ce serait, selon toute vraisemblance, l'emplacement privilégié dans la région pour établir une présence.


De plus, sur le Mont-Royal, il existe des carrières préhistoriques ou les autochtones procédaient pendant 3000 ans à des extractions pour la fabrication de pointes, de flèches, de bifaces, de percuteurs et de toutes sortes d’outils en pierre. Ces mêmes outils ont été retrouvés dans plusieurs coins de la province, car la distribution des pierres entre les nations pouvait se faire grâce aux routes commerciales déjà en place avant l’arrivée des Européens.

Dans certaines études archéologiques, on évoque la possibilité que l'emplacement du mythique village d'Hochelaga aurait pu se trouver très près de l'emplacement du Lac-aux-Castors, mais une fois encore, il ne s’agit que de suppositions.


Les archéologues ont découvert plusieurs emplacements amérindiens d'importance sur le mont Royal. Le premier, un site domestique, est situé à proximité de la carrière préhistorique, dans l'actuel parc du Mont-Royal, où les Amérindiens extrayaient et transformaient la pierre cornéenne. Le second, un petit site de campement, se trouve dans l'actuel cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Plusieurs sépultures découvertes depuis le 19e siècle confèrent à la montagne une valeur symbolique et sacrée. Voilà donc ce que nous savons avec certitude de ceux qui ont façonné le territoire du Mont-Royal et du secteur de la Côte-des-Neiges. Cependant, malheureusement, aucune trace d'habitation ne subsiste.


En revanche, il est clair qu'un endroit comme Côte-des-Neiges, protégé d'une certaine façon par les monts qui l'entourent et le ruisseau coulant à l'intérieur de ses terres, est un lieu de prédilection pour établir des campements à l'abri. D'ailleurs, qui sait si peut-être tout près du métro Côte-des-Neiges se trouvaient des maisons longues et un campement entouré de maïs ?


Texte et recherche Jonathan Buisson

Source Archives ville de Montréal, Archeotech, Facebook Souvenirs et Mémoires Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce et Outremont

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