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La caserne de pompiers No 27 de l’avenue Gatineau

L’histoire de ce bâtiment est intimement liée à la transformation du village de Côte des-Neiges à la fin du XIXe siècle.

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En effet, c’est en 1908 que Côte-des-Neiges, qui possédait auparavant un statut de municipalité autonome, fut annexée à la ville de Montréal. Cette intégration faisait partie d’un vaste mouvement visant à moderniser les infrastructures, à centraliser les services publics et à soutenir la croissance rapide de la métropole.

C’est dans ce contexte de transition qu’émerge le besoin de doter le quartier d’équipements publics modernes, capables de répondre aux nouvelles normes municipales et aux besoins grandissants de la population. Lors de la construction de la caserne, on cherchait donc à remplacer les anciennes infrastructures villageoises par des installations plus adaptées à la réalité urbaine.

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Comme le rappelle le livre du 50e anniversaire de la paroisse, monsieur Xavier Boileau assurait auparavant les fonctions de pompier avec des moyens rudimentaires.

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Grâce à ses nombreuses démarches auprès des autorités pour obtenir de l’équipement adéquat, il a pu exercer son rôle avec plus d’efficacité. Il fut ensuite remplacé par Félix Lebuis. Le bâtiment d’origine, une caserne rudimentaire, était situé sur le chemin de la Côte-des-Neiges.

La nouvelle caserne, construite sur l’avenue Gatineau, fut pensée pour regrouper à la fois les services d’incendie et un poste de police. On peut encore aujourd’hui apercevoir les inscriptions « police » et « pompiers » gravées dans la pierre au dessus des anciennes portes de garage.

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Ce lieu a vu défiler de nombreux hommes dévoués : des pompiers affrontant les flammes et des policiers veillant à la sécurité et à l’ordre dans la communauté. Un élément distinctif de la caserne était la tour, ou mirador, qui remplissait deux fonctions essentielles.

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D’une part, elle permettait aux pompiers de surveiller l’horizon pour détecter rapidement la fumée d’un incendie, dans une époque où les systèmes de communication étaient limités. D’autre part, elle servait à faire sécher les tuyaux d’incendie après usage. Ceux-ci étaient suspendus à la verticale dans la tour afin d’éviter l’accumulation d’humidité et de prévenir la moisissure ou les bris. Ce détail témoigne de l’ingéniosité des infrastructures de l’époque et de l’importance de la maintenance de l’équipement.

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De magnifiques photos d’époque illustrent l’évolution de la caserne et de son équipement. On y voit par exemple les premiers véhicules d’intervention : des pompes installées sur des chariots tirés par des chevaux, remplacées par des camions motorisés rudimentaires, jusqu’aux fameux camions rouges que l’on connaît aujourd’hui.

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La bibliothèque de quartier En 1955, le conseil municipal de Montréal vote une enveloppe de 25 000 $ pour réaménager le deuxième étage de la caserne afin d’y installer une bibliothèque. En mars 1957, la succursale Gatineau ouvre ses portes.

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Elle est alors considérée comme la plus moderne des huit bibliothèques pour enfants ouvertes par la Ville de Montréal. À ses débuts, on y trouvait 9 000 volumes, dont 5 000 en anglais et 4 000 en français, couvrant tous les domaines : histoire, géographie, contes illustrés, sciences, romans, etc.

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Une section était également consacrée aux adultes accompagnateurs. Cette bibliothèque est restée gravée dans la mémoire de plusieurs générations. Ce qu’on en retient souvent, c’est la beauté du plancher soigneusement entretenu, l’ambiance chaleureuse, le parfum des livres et l’odeur du bois en montant l’escalier vers l’étage, situé au-dessus de l’ancien poste de police. Un lieu de mémoire et de services

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À la fois caserne, poste de police et bibliothèque, ce bâtiment a occupé une place centrale dans la vie communautaire. Il fut un lieu de service, de sécurité et de culture pour les résidents du quartier. Aujourd’hui encore, bien que la vie de village ait disparu, ce lieu demeure un point névralgique de Côte-des-Neiges. Il incarne un passé où un cœur urbain à dimension humaine battait au rythme des besoins de la population, et il continue de raconter cette mémoire collective.


Texte est recherche Jonathan Buisson

Banq

Archive Ville de Montréal


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